La momie de la reine Hatchepsout, la plus célèbre de l'Égypte pharaonique, a été retrouvée dans les sous-sols du musée du Caire. Le patron des antiquités Zahi Hawass a confirmé l'information qui s'était répandue sur Internet depuis quelques jours. Une analyse ADN a permis à une équipe internationale d'identifier cette momie méconnue du grand public et découverte il y a plus d'un siècle.Les blogs d'archéologie avaient vu juste, la momie de la reine Hatchepsout, la seule femme pharaon jamais connue, a bien été retrouvée dans les sous-sols du musée du Caire. Zahi Hawass, patron des antiquités égyptienne, a confirmé l'information mercredi au Caire. Les rumeurs s'étaient en effet multipliées sur Internet à propos d'une révélation sensationnelle qui était sur le point d'être annoncée.
Zahi Hawass avait refusé tout commentaire sur le sujet avant cette annonce officielle. Mais en mars 2006, il avait fait certaines allusions qui laissait présager de cette découverte, lors d'une conférence au Metropolitan Museum de New-York. Il avait alors prétendu être sur la piste du corps embaumé de cette reine fascinante qui régna 21 ans, de 1479 à 1458 avant J.-C., sous la 18ème dynastie. Il s'agirait de la plus importante découverte dans la Vallée des Rois depuis celle de la tombe de Toutankhamon par Howard Carter en 1922. Jusqu'alors certains archéologues penchaient en faveur d'une autre momie, probablement la nourrice d'Hatchepsout, retrouvée dans la tombe KV60 de la grande nécropole thébaine de la vallée de Rois, à Louxor. Cette tombe étroite de 40 m2 n'avait en effet pas suscité beaucoup d'intérêt. L'archéologue britannique Carter, le découvreur de la fastueuse tombe de Toutankhamon, négligea cette découverte alors qu'il fut le premier à fouiller la tombe en 1903.La reine d'Hatchepsout serait en fait la seconde momie qui avait été retrouvée reposant simplement sur le sol, et qui y avait été laissée. Une archéologue américaine aujourd'hui décédée, Elizabeth Thomas, avait cependant estimé possible qu'elle soit celle d'Hatchepsout, notant que son bras droit était replié sur la poitrine à la manière d'une momie royale. Hypothèse discutée par l'archéologue américain Donald Ryan, qui redécouvrit la tombe en 1989, et disputée par Zahi Hawass lui-même.